la manufacture de cartes à jouer de la place Dauphine

Anonyme, Manufacture de cartes à jouer dans une maison de la place Dauphine vers 1680 Musée Carnavalet Source: Lien

Anonyme, Manufacture de cartes à jouer dans une maison de la place Dauphine vers 1680

Musée Carnavalet
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"Une peinture sur éventail, conservée au Musée Carnavalet, donne une représentation assez fidèle de la fabrication des cartes vers 1683-1684. La scène se situe dans un atelier de la place Dauphine, qui ouvre sur le Pont-Neuf, orné de la statue d'Henri IV. Neuf compagnons s'y activent aux côtés de quatre femmes et d'un domestique qui balaie, sans oublier le maître et son épouse, assis au centre de la scène, occupés à vérifier la qualité des cartes toutes neuves. Malgé l'aimable désordre qui règne dans la pièce, on identifie parfaitement les diverses opérations: collage, étendage, recoulage, impression, peinture à l'aide de pochoirs rouges et jaunes, chauffage des cartes sur un braséro grillagé, lissage et découpage, d'abord en bandes puis en cartes. On note que le mêlage n'apparaît pas  - peut-être a t'il été effectué auparavant par les colleurs - et que, si le tri et l'assortiment sont effectués par un homme à gauche, ce sont des femmes qui se chargent d'envelopper les jeux et de les vendre aux clients richement vêtus, à gauche et au centre du tableau."

Elisabeth Belmas
Jouer autrefois: Essai sur le jeu dans la France moderne (XVIe-XVIIIe siècle)

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Marché aux fleurs et aux oiseaux

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Charles Marville, Abris en fer et en fonte Marché aux Fleurs de la Cité, vers 1865. Source: Lien

Charles Marville, Abris en fer et en fonte Marché aux Fleurs de la Cité, vers 1865.
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Projet d'Hôtel-Dieu par B. Poyet, 1785

Plan détaillé du premier étage du nouvel Hôtel-Dieu Bernard Poyet, 1785 Crédits: BIU Source: Lien

Plan détaillé du premier étage du nouvel Hôtel-Dieu
Bernard Poyet, 1785

Crédits: BIU
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Vue perspective du nouvel Hôtel Dieu proposé par le sieur Poyet ; coupe en perspective de la cour, du centre et des salles du nouvel Hôtel Dieu Bernard Poyet, 1785 Crédits : BIU Source: Lien

Vue perspective du nouvel Hôtel Dieu proposé par le sieur Poyet ; coupe en perspective de la cour, du centre et des salles du nouvel Hôtel Dieu
Bernard Poyet, 1785

Crédits : BIU
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"Dans les dernières décennies du XVIIIe siècle en France, un débat sur la conception des hôpitaux est alimenté par des études scientifiques qui lient la propagation des infections et des maladies au manque d’intimité et d’air frais dans les salles communes. En 1772, un incendie détruit une grande partie de l’Hôtel-Dieu, le plus grand hôpital de Paris, ce qui attire l’attention sur les lacunes de ce bâtiment.


En 1785, l’architecte Bernard Poyet publie un document, Mémoire sur la nécessité de transférer et reconstruire l’Hôtel-Dieu de Paris, dans lequel il défend un projet d’hôpital massif à plan central, de
quelque 300 mètres de diamètre pour 5000 patients. Poyet préconise le choix d’un site plus isolé, dans l’île des Cygnes voisine, sans bâtiment inflammable à proximité et avec de l’espace pour des agrandissements éventuels et un accès à l’air frais.


Si l’on associe généralement le plan panopticon à la conception de prisons, parce qu’il permet de surveiller de nombreux prisonniers à partir d’un point central, ici il offre une meilleure circulation d’air et de lumière le long de salles disposées en éventail et reliées par des corridors circulaires. En outre, la porte de chaque hall est prévue pour ouvrir sur le centre de l’hôpital, où se situe la chapelle, de sorte que les patients peuvent assister à la messe depuis leur lit."

Source: Centre Canadien d'Architecture


Le parvis de Notre-Dame dans les années soixante

Carte postale du début des années soixante

Carte postale du début des années soixante

Caricature de Patou

Caricature de Patou

"Le constat s’impose : trop d’autos a fini par rendre certains sites intouchables. Notre-Dame est de ceux-là. Nulle part, peut-être, l’alternative entre la ville historique et la ville moderne, dont l’automobile est devenue l’une des manifestations les plus évidentes, ne s’est mieux posée qu’au pied de Notre-Dame de Paris, particulièrement au cours des années 1960-1970. Le double défi de l’adaptation de l’automobile à la ville et de l’adaptation de la ville à cette nouvelle forme de l’individualisme accédant au stade d’objet de consommation de masse omniprésent dans le paysage urbain après la Seconde Guerre mondiale, a mobilisé les pouvoirs publics et également les simples citoyens pour le plus grand profit du monument."

Flonneau Mathieu, « Notre-Dame de Paris défiée par l'automobile . L'espace cathédrale entre « sécularisation » et sanctuarisation», Histoire urbaine 1/2003 (n° 7) , p. 163-188
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Les cagnards de l'hôtel dieu

Plan de l'Hôtel Dieu en 1805 Source: Lien

Plan de l'Hôtel Dieu en 1805
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"Il n'y a [...] aucun rapport entre la situation de l'Hôtel-Dieu actuel, situé entre le bras septentrional du fleuve et l'esplanade nouvelle devant le Parvis, et le vénérable hôpital disparu au siècle dernier, à cheval sur le petit bras, qu'il enjambait par un pont particulier, le pont Saint Charles, réunissant l'immense bâtiment long de près de deux cent mètres longeant le quai sud de la Cité et les annexes contiguës à une partie disparue de la rue de la Bûcherie sur la rive gauche, là où maintenant se trouve le square de Saint-Julien-le-Pauvre.
De cette construction massive considérable et disparate, modifiée sans cesse au cours des siècles, surélevée de quatre étages mansardés sous les Bourbons, aveuglant la perspective actuelle du chevet de Notre-Dame, comme du pont couvert Saint-Charles et des hauts bâtiments sombres de la vieille
rue de la Bûcherie dans sa partie occidentale disparue, il ne reste rien. Les immenses salles gothiques longeant le fleuve comme l'Infirmerie, la Salle Neuve, la salle Saint-Denis, avec leur double nef, ou la salle Saint-Thomas qui les croisait, les portails flamboyants, les chapelles d'entrée, le porche classique à fronton et à colonnes doriques de 1804, tout est évanoui. Comme aussi les sous-sols avec les chambres des accouchées, et tout le long des murs bordant la Seine les sinistres cagnards voûtés, avec leurs escaliers descendant jusqu'à l'eau tels les gradins fangeux d'une Venise surréaliste."

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Gallica - BnF Source: Lien

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Le flottage du bois

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"Au XVIe siècle, s'implante en Morvan une nouvelle activité économique très importante pour la région et qui va perdurer jusqu'à 1914 : Le flottage du bois. A partir de 1550, alors que la population parisienne a triplé en cinquante ans, on décide d'exploiter les 47 000 hectares de forêts du Morvan pour alimenter Paris en bois de chauffage. Le transport du bois se fait exclusivement par voie d'eau. La technique utilisée est celle du flottage 'à bûches perdues'. Les bûches, débitées dans les forêts morvandelles, sont jetées dans les ruisseaux et les cours d'eau de l'Yonne et de la Cure. Dans la région de Vermenton et de Clamecy, lorsque la rivière devient navigable, les bûches sont disposées de façon à construire d'immenses 'trains de bois', des sortes de radeaux de bûches, qui sont emportés par la Seine jusqu'aux ports de la capitale. En 1800, le Morvan fournit les 3/4 de la consommation parisienne.
Le premier train de bois morvandiau arrive dans la capitale le 21 avril 1547. Afin d'exploiter les forêts proches des ruisseaux et de permettre un transport plus efficace des bûches, tout un système d'étangs et de retenues d'eau a été aménagé. En effectuant des 'lâchers' d'eau à partir de ces retenues, on provoque des crues artificielles qui gonflent les ruisseaux et emportent les bûches. Si une seule étape était suffisante pour acheminer les bûches transportées par certaines grosses rivières comme la Cure ou le Beuvron, deux étapes sont parfois nécessaires pour les petits ruisseaux : Le 'petit flot' et le 'grand flot'. Ainsi, la compagnie de la haute Yonne qui gère une très importante quantité de bois, organise un petit flot à la fin novembre ; celui-ci charrie les bûches du lieu de coupe à l'un des vingt-deux ports situés sur le cours supérieur de l'Yonne. Et au printemps, un grand flot permet de rassembler les bûches pour les acheminer aux ports de constructions des trains de bois.
Le flottage mobilise hommes femmes et enfants pour la coupe, le charroi, l'empilage, le jetage, les récupérations intermédiaires. La population y trouve un complément indispensable de ressources. Mais le flottage profite d'abord aux grands propriétaires forestiers (les grands nobles et leurs successeurs) et aux marchands qui organisent le trafic."

Source: Patrimoine du Morvan

Le Boyer Noël (1883-1967) Vue de la cathédrale Notre-Dame de Paris, du pont de l'archevêché, 1940 Crédits : Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais Source: Lien

Le Boyer Noël (1883-1967)
Vue de la cathédrale Notre-Dame de Paris, du pont de l'archevêché, 1940

Crédits : Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais

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bras de la Seine au Pont-Neuf, vers 1898-99, Eugène Atget

Eugène Atget Petit bras de la Seine au Pont-Neuf Tirage de 1898 ou 1899 d'après négatif entre 1898 et 1927 Série "Paris pittoresque, 1re série" Photographie positive sur papier albuminé, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure.  Épreuve : 17 x 21,4 cm Crédits: Gallica - BnF Source: Lien


Eugène Atget
Petit bras de la Seine au Pont-Neuf
Tirage de 1898 ou 1899 d'après négatif entre 1898 et 1927
Série "Paris pittoresque, 1re série"
Photographie positive sur papier albuminé, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure. 
Épreuve : 17 x 21,4 cm

Crédits: Gallica - BnF

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LA SEINE, QUAI SAINT-MICHEL, VERS 1900-10

  Source: Lien

 

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La belle jardinière

  Auteur inconnu Source: Lien

 

Auteur inconnu
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La Belle-Jardinière possédait des magasins sur l'île de la Cité, sur l'emplacement occupé depuis 1867 par l'Hôtel-Dieu.


La maison d'arrêt de la Conciergerie

  Henri Manuel, début 20e. Source: ENAP - Lien

 

Henri Manuel, début 20e.
Source: ENAP - Lien

Missionné par le Ministère de la Justice, le photographe Henri Manuel réalisa entre 1920 et 1930 un ensemble de clichés des établissements pénitentiaires, dont la Conciergerie, alors maison d'arrêt.


le bal du Prado

  Source: BnF - Lien

 

Source: BnF - Lien

Face au Palais de Justice, un bal réputé s'est tenu jusqu'en 1860, jusqu'à céder la place au Tribunal de commerce conçu par l'architecte Antoine-Nicolas Bailly.


la galerie marchande du palais de justice

  Abraham Bosse (1602-1676), "La Galerie du Palais" Source: BnF - Lien

 

Abraham Bosse (1602-1676), "La Galerie du Palais"
Source: BnF - Lien

Jusqu'à la Révolution, le Palais de justice était également un lieu de commerce où l'on pouvait se procurer des articles de mercerie et des livres. La principale galerie du palais actuel en a gardé le souvenir; elle s'appelle ainsi "Galerie marchande".